Objectif du jour : raboter le bas de la porte de la buanderie qui frotte depuis l'hiver — le bois a joué avec l'humidité et elle ne ferme plus sans forcer sur les cinq derniers centimètres.
- Démontage : ciseau plat et maillet pour sortir la porte des gonds (deux gonds de 75 mm, quatre vis chacun). Je cale la porte à plat sur deux tasseaux posés au sol.
- Traçage : crayon de charpentier sur toute la largeur, à 4 mm du bas. Le frottement concerne surtout les 60 cm côté serrure.
- Tentative papier de verre : grain 80 sur cale, dix minutes de travail — pas suffisant. Je passe au rabot à main (Stanley n°4).
- Rabot : lunettes de protection et masque anti-poussière avant de commencer. Réglage du fer très fin, environ 0,3 mm de copeau. Cinq passes sur la longueur, appui sur le nez en début de course, sur le talon en fin. J'enlève 3,5 mm mesurés au pied à coulisse.
- Repose : seul, avec un pied de biche sous la porte et une cheville en bois pour tenir la hauteur pendant la mise en place. Faisable, mais deux personnes ce serait mieux.
La ratée : j'ai continué à raboter après avoir atteint le trait de crayon, "juste pour lisser". Résultat : 6 mm de jeu en bas à droite, visible à la lumière du couloir. Cause diagnostiquée — travail à l'œil au lieu de mesurer après chaque passe. J'ai compensé avec un joint de bas de porte en caoutchouc 6 × 20 mm (chutes en stock), collé au silicone neutre. Fonctionnel, pas élégant.
La prochaine fois je tracerai deux lignes : une limite minimale et une limite d'arrêt absolu. Dès que le fer touche la deuxième ligne, je pose le rabot et je mesure avant de continuer. Ne jamais raboter une porte en bois massif "à l'œil".
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