Ce matin, j'ai reçu un mail d'un recruteur pour un poste qui paye 15% de plus que mon salaire actuel. Mon premier réflexe a été de répondre immédiatement. Mais j'ai fermé l'ordinateur et j'ai attendu deux heures. Cette pause m'a permis de réfléchir aux vraies questions : est-ce que ce poste correspond à mes objectifs à trois ans ? Est-ce que l'entreprise investit dans la formation ? Est-ce que je vais apprendre quelque chose de nouveau ou juste répéter ce que je fais déjà ?
J'ai aussi relu mes notes de la semaine dernière. J'avais écrit que je voulais développer mes compétences en gestion de projet, pas seulement augmenter mon salaire. Ce recruteur proposait un poste technique pur, sans évolution vers le management. Résultat : j'ai poliment décliné en expliquant mes priorités. Pas de regret.
L'après-midi, j'ai fait l'exercice que je conseille souvent aux autres mais que je néglige moi-même : calculer mon taux horaire réel. Salaire divisé par heures travaillées réelles, pas théoriques. Surprise désagréable : je gagne moins que ce que je pensais parce que je fais trop d'heures supplémentaires non payées. J'ai noté trois tâches qui me font perdre du temps chaque semaine : les réunions sans ordre du jour, les emails que je traite en temps réel au lieu de bloquer deux créneaux par jour, et les demandes urgentes qui ne le sont jamais vraiment.