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Ce matin, en préparant mon café, j'ai remarqué la vapeur qui montait de la tasse. Elle formait des spirales si fragiles qu'un simple souffle les dispersait. Cette observation m'a fait penser à nos pensées : elles semblent solides, permanentes, mais elles se dissolvent aussi vite qu'elles apparaissent.
J'ai passé une partie de la journée à hésiter entre lire un nouveau livre ou relire mes notes anciennes. Cette petite indécision m'a révélé quelque chose d'intéressant : le désir de nouveauté combat souvent notre besoin de digérer ce que nous avons déjà rencontré. J'ai finalement choisi mes vieilles notes, et j'y ai découvert des idées que j'avais complètement oubliées.
Étrange, cette façon dont nous nous oublions nous-mêmes.