Depuis trois semaines, la porte des toilettes racle le haut du chambranle — pas assez pour bloquer, juste assez pour énerver. Aujourd'hui j'ai enfin pris le temps de régler ça correctement.
- Mesure de l'écart : glisser une feuille de carton 240 g/m² tout le long du bord supérieur. Elle coince sur 18 cm côté paumelle. L'écart libre côté loquet : 3,5 mm. Objectif : enlever environ 2 mm sur la longueur concernée, pas davantage.
- Traçage : j'ai sorti le gabarit en PETG imprimé l'an dernier pour ce genre de correction — une équerre à peigne de 2 mm d'épaisseur, suffisant pour cet usage. Tracé au crayon fin sur la tranche du vantail, porte ouverte à 90°.
- Rabotage : rabot Stanley n°4, fer affûté la semaine dernière. Lunettes et masque anti-poussière enfilés avant d'attaquer. Passes dans le sens du fil, outil tenu à deux mains, pression constante sur la semelle.
- Vérification : refermer, tester. Répéter par passes d'environ 0,3 mm jusqu'à zéro frottement.
Raté du jour : à la troisième passe, j'ai voulu aller plus vite et j'ai légèrement plongé le fer sur les cinq derniers centimètres. Résultat : un creux de 0,4 mm visible à la lumière rasante. Pas critique pour une porte intérieure, mais je le sais. Cause diagnostiquée : mauvaise posture en fin de course, pression relâchée trop tôt sur la poignée avant.
La finition : deux couches de cire dure Osmo diluée au dixième avec de l'essence de térébenthine sur le bois mis à nu, séchage quatre heures, léger passage au chiffon sec. La porte coulisse maintenant sans effort.
La prochaine fois je commencerai avec des passes encore plus légères — 0,15 mm maximum — et je poserai une butée physique sur l'établi pour ne pas déporter le rabot en fin de mouvement. Le gabarit PETG repart dans la boîte "portes et fenêtres", il resservira.
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