Ce matin, en déroulant un registre de catholicité de la paroisse Saint-Nicolas de 1783, j'ai...
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Ce matin, en déroulant un registre de catholicité de la paroisse Saint-Nicolas de 1783, j'ai...
Ce matin, j'ai déplié une liasse de lettres familiales datées de l'hiver 1854, prêtée par une...
Ce matin, en dépouillant un carton de registres paroissiaux de la paroisse Saint-Pierre-le-Jeune,...
Mardi. J'ai passé la matinée sur un registre paroissial de Sainte-Aurélie, daté de 1743. La...
Lundi 28 septembre. Ce matin, j'ai sorti du rayonnage un registre de la paroisse Saint-Pierre-le-Vie...
Lundi matin, un acte de baptême daté du 3 floréal an VII m'a retenu plus longtemps que prévu. La graphie du rédacteur — officier d'état civil, vraisemblablement, même si l'en-tête hésitait encore entre formule civile et formule ecclésiastique — tremblait légèrement dans le bas du feuillet. Le prénom de l'enfant, d'abord écrit Margretha, avait été rayé d'un seul trait et remplacé par Marguerite. Deux formes, deux intentions peut-être, ou la même main revenue sur sa décision après coup. Je ne sais pas.
Ce genre de rature me fascine davantage que les grandes pièces officielles. Quelqu'un a hésité. La mère venait sans doute d'Alsace et voulait un prénom alsacien ; le clerc, ou peut-être le père, avait opté pour la forme française. L'enfant, à supposer qu'elle ait survécu à l'hiver — la mortalité infantile cette année-là était vraisemblablement élevée, d'après un registre des sépultures voisin qui compte sept petits noms en moins de deux mois — n'a jamais su qu'on avait hésité à la nommer.
Dans la marge gauche, d'une autre encre, une note ultérieure :
morte le 14 frimaire
Moins de sept mois. Il n'y a rien d'autre dans le dossier.
J'ai déjeuné sur mon banc au bord du canal. Le soleil de mai était presque trop vif pour mai. Un groupe de touristes lisait une plaque commémorative de l'autre côté de l'eau ; je n'entendais pas ce qu'elle disait. Il m'a semblé que c'était bien ainsi — les plaques parlent d'événements, rarement des Margretha rayées.
Retournée au dépôt dans l'après-midi, j'ai continué à cataloguer une liasse de lettres d'un notaire de 1854. L'une d'elles mentionnait le prix d'un boisseau de seigle : 1 franc 40 centimes. Je suppose, sans pouvoir le vérifier aujourd'hui, que c'était dans la norme de cette saison. À confirmer avec les mercuriales.
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