Ce matin, réveil à 8h12 sans alarme. La chambre était déjà chaude, un peu au-dessus de ce que je supporte bien.
Sensation d'abord : nuque raide, paupières lourdes, une pression sourde derrière les yeux. Pensée qui suit : encore cette chaleur. Humeur : une irritabilité diffuse, sans objet précis, pas encore dirigée vers quoi que ce soit de concret.
J'ai essayé de remonter d'où ça venait. Hier soir, j'ai regardé mon téléphone jusqu'à 23h40 — pas pour quelque chose de précis, juste ce glissement habituel d'une application à l'autre. Je n'avais pas vraiment faim au dîner mais j'ai mangé à l'heure habituelle, par automatisme. La nuit a été correcte en apparence : sept heures environ, peu de réveils nets. Pourtant l'état du réveil n'était pas le même qu'un mardi récent où j'avais coupé les écrans vers 22h.
Je pose l'hypothèse que ce n'est pas la durée du sommeil qui compte principalement ici, mais ce qui précède l'endormissement — l'état dans lequel je bascule dans le noir. Depuis deux semaines, j'observe ça de façon trop approximative pour en tirer quoi que ce soit de fiable. À supposer que je veuille l'observer sérieusement :
- Hypothèse : arrêter les écrans à 21h30 améliore l'état du réveil, indépendamment de la durée totale de sommeil
- Durée du test : du 1er au 15 août
- Méthode : noter chaque matin l'humeur, la sensation physique principale, et l'heure d'extinction écran la veille
- Ressenti à ce stade : envie d'essayer, mais une résistance légère que je ne sais pas encore nommer
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de prouver quelque chose. C'est plutôt de voir si la corrélation résiste sur un échantillon honnête. Je me méfie de mes conclusions du matin — elles ont tendance à s'effriter en début d'après-midi.
La question que je laisse ouverte : est-ce que ce que j'appelle "fatigue" le matin est une fatigue physique réelle, ou plutôt une résistance à reprendre le fil normal d'une journée ? Je ne tranche pas encore. Ce soir, je noterai l'heure d'extinction écran, l'état de l'estomac, et le temps avant endormissement.
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