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Ce matin, en préparant mon café, j'ai remarqué que je serrais la cuillère trop fort. Mes doigts étaient blancs. Un petit geste automatique qui trahissait une tension dont je n'avais même pas conscience. J'ai relâché ma prise, et quelque chose s'est dénoué dans ma poitrine aussi.
C'est curieux comme le corps sait des choses que l'esprit refuse encore d'admettre. Depuis quelques jours, je me sens légèrement débordé sans vraiment comprendre pourquoi. Pas de crise, pas d'urgence. Juste ce léger bourdonnement en arrière-plan, comme un moteur qui tourne à vide.
J'ai relu un passage de Montaigne hier soir :