4 entries
Wow, j'ai dans mon entourage des gens formidable! Des gens qui, sans même le savoir, me font me rendre compte de trucs dont je ne me serais sans doute pas rendu compte moi-même!
Jeudi dernier, en fait, dans la nuit de jeudi à vendredi, parce que je fais de l'insomnie, j'ai fait ce sur quoi je passe beaucoup, beaucoup, de temps ces derniers-jours: essayer de gérer ma !@#$$$!!! de page Facebook! J'avais une idée bien précise, un projet que je voulais accomplir, un but mais voilà, je me suis un peu trop acharnée et j'ai fait une gaffe. Une bêtise! Un gros p'tit boubou! Je crois que j'ai supprimé un truc qu'il ne fallait pas, et j'ai perdu l'accès à ma !@#$$$!!! de page Facebook...
J'étais en beau tabar...k! J'ai ragé contre la vie, contre Facebook, contre moi-même, contre l'univers... et j'ai pas pensé sur le coup d'essayer de trouver le trésor dans ma colère. Parce que oui, je crois que chaque colère qui nous habite n'a qu'un seul but: nous faire voir une réalité qu'on a du mal à accepter, une vérité qu'on se cache à nous-même... La colère, c'est l'indicateur qu'il y a une de nos croyances qui se fait malmener.
J'ai trimballé ma frustration (qui n'est simplement que la suite logique de la colère) toute la journée de vendredi... Et pourtant, cette journée-là, j'ai aussi entrepris un autre projet que j'aimerais bien voir aboutir en début de semaine prochaine. (Eh oui, encore un autre... 💪🏼) J'ai fini mon vendredi avec mes Cinquasepteuses, et c'est toujours un moment agréable! Donc, malgré ma bougonnerie, j'étais de relative bonne humeur... je ressentais juste un putain de malaise quand je pensais un peu trop à ma !@#$$$!!! de page!
Dans la soirée, j'ai encore bizouné... ça n'a encore rien donné. Je n'ai pas le choix, je dois attendre la réponse de M.Facebook pour voir si c'est possible que je récupère l'accès... ça a aggravée ma frustration, et j'ai snappé sur mon méri pour une raison absurde!!! Fort heureusement, je m'en suis rapidement rendu compte, et j'ai clairement nommé la cause de mon attitude de bouette: Ça me fait chier d'avoir perdu ma page, parce que j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps là-dessus pour rien. Du temps que j'aurais pu, ou dû passer à faire quelque chose qui me plaît vraiment (écrire)!
Et pouf, le trésor m'a sauté dans la face! Ce que je veux faire, ce que j'aime faire, c'est écrire. Ce dont j'ai envie, c'est de travailler sur mes Fils (A & B), et de présenter ça à mon entourage. Et j'ai réalisé que, dans mon entourage, j'ai des gens qui ne sont pas super familier avec Facebook, qui ont eu du mal à me suivre, justement, avec ma page, et mes groupes... Je pense que j'ai mêlé le monde plus qu'autre chose, et ce n'est absolument pas mon objectif. Je n'ai pas envie de gérer une page Facebook, et finalement, je crois qu'en ce moment, je n'en ai même pas besoin!
Ceux qui me connaissent bien savent que ma marotte c'est que rien n'arrive pour rien et que les coïcidences n'existe pas.
J'ai peut-être juste perdu mon accès parce que... c'était pas le bon moment pour me lancer là-dedans et que parfois, quand on veut trop forcer le destin, même si c'est pour bien faire, ça marche juste pas!!!
J'ai pas envie de gérer une page Facebook. J'ai envie d'écrire!
Et vendredi, j'ai reçu une notification sur messenger de mon hypnothérapeute favori qui disait ceci:
Il y a une grande différence entre abandonner et accepter que quelque chose n’est plus pour toi.
Coïcidence, vous allez me dire??!
Je ne crois pas 😉
Version_2
Wow, j'ai dans mon entourage des gens formidables et parfois la vie mets sur mon chemin de nouveaux visages qui me font mettre les choses en perspectives
Mon projet pour lequel j'attendais des nouvelles ne fonctionnera pas. Suis un tantinet déçue mais la vérité c'est que j'ai peut-être un peu poussé ma luck avec l'univers ces temps-ci. Je suis fatiguée! J'ai déjà milles choses qui me tiennent occupées et plein d'autres avec lesquelles j'ai envie d'être occupée éventuellement. Mais je suis fatiguée.
Je me serais donnée corps et âmes pour ce nouveau projet, et forcément, j'aurais dû laisser en plan des choses qui me tiennent à coeur... parce que je suis fatiguée.
Et je pense que c'est ça que je dois comprendre maintenant: je n'arriverai à rien si je ne retrouve pas un peu d'énergie pour avancer. Et là, je dois me reposer un brin. Laisser couler, comme on dit. Me laisser porter. Et on verra ce que l'univers me réserve.
La vérité c'est que, d'être fatiguée, j'accepte ça difficilement... je suis programmée pour performer. Et c'est vers ça que je me dirigeais une fois de plus: la performance. Et probablement que j'aurais dépassé mes limites encore un fois, si l'univers n'y avait pas mis un frein.
Je dis souvent que rien n'arrive pour rien... je le répète constamment! Et j'y crois! Faut juste savoir ouvrir les yeux et regarder un peu différemment. Au-delà de la déception, il doit y avoir l'acceptation.
Je suis déjà pas mal comblée avec mes histoires, les vraies comme les semi-vraies ;-)
Ma vie est déjà bien remplie, et je peux me permettre de ralentir.
J'ai dans mon entourage des gens formidables qui me rendent l'acceptation plus facile... un psy, entre autre, qui m'a fait découvrir les failles dans mon programme "performance", et une nouvelle connaissance qui me fait entrevoir l'avenir d'un oeil différent.
Je suis fatiguée. Et je vais prendre le temps qu'il faut pour me raplomber :)
Wow, j'ai dans mon entourage des gens formidables mais y'a des moments, comme ces dernières semaines où j'ai besoin de me retrouver dans ma tête. Parce que je m'y perds. Je n'aime pas les fins. Et j'ai eu beaucoup de fins ces derniers temps. Fin de projet, fin du camping, fin de l'été... Tout ça m'affecte et je suis toujours surprise par l'ampleur des pensées négatives qui ne tardent pas à m'embrouiller l'esprit.
Comme si tout d'un coup, je perdais toute ma confiance, tout l'estime que je travaille fort à cultiver chaque jour, ça pars au pas de course au milieu du brouhaha qui se passe dans ma tête. Je ne suis pas facile à vivre dans ces temps-là. Je suis impatiente, impulsive, un tantinet agressive. Je pleure plus souvent, et ça m'enrage. Et ça dure jusqu'à l'épuisement. Jusqu'à ce ma tête mettent un stop. Dans ce temps-là, je dis que "j'suis fatiguée". Et c'est vrai, je le suis. C'est une grosse fatigue émotionnelle que je ne gère pas toujours très bien.
Dans ces moments-là, j'ai envie de tout balancer d'un revers de la main. De me dire que rien de ce que je fait ne vaut la peine et que je ne mérite pas mieux de toute façon. Je doute de tout. De moi, de mon talent, de ma valeur. Je doute. Et j'ai l'impression que l'univers se passe le mot pour me donner raison.
Je sais pourtant qu'il y a une leçon a tirer de ça. Quelque chose que j'ai à comprendre. Parce que rien dans la vie n'arrive pour rien. J'y crois vraiment fort mais y'a des moments où ça me fait suer de le croire parce que je n'arrive pas à voir le positif. Je ne trouve pas le cadeau. Et j'ai peur de ne jamais y arriver!
J'ai dans mon entourage des gens formidables, qui tentent de me remonter le moral, de me soutenir, et plus ils me tirent vers le haut, plus j'ai envie de me mettre en boule et d'aller me cacher sous un rack de vêtement avec mon frotteux pour faire la sieste sans que personne ne me retrouve. Oui oui, j'ai déjà fait ça ;-)
Dans ces temps-là, je suis une petite fille de 4 ans qui ne sait pas gérer la frustration, la déception, l'échec. Et je suis terrifiée. Dans ces temps-là. j'ai juste envie qu'on me foute la paix mais en même temps je ne supporte pas d'être seule. Dans ces temps-là, j'ai parfois du mal à distinguer entre le découragement et l'apitoiement. Et je déteste les gens qui s'apitoie... je déteste encore plus quand c'est moi qui le fait!
Je suis en deuil. Je fais tranquillement le deuil de la fille que j'étais, toujours au-dessus de ses affaires, performante, efficace mais aussi complètement déconnectée de ce que je suis vraiment. Je suis entre deux mondes... un pied dans ce que j'étais, et l'autre dans ce que je suis entrain de devenir. Quelqu'un qui me ressemble beaucoup plus, mais qui a des faiblesses que j'ai du mal à accepter. Je trouve ça lourd. Je trouve que je me mets beaucoup de pression, et je suis même plus capable d'en prendre, de la pression.
Le conseil que je donnerais à quelqu'un dans le même état: Crisse-toi patience! C'est ce que j'essaie de me dire aussi. De me sacrer patience et de juste laisser couler pour un temps. Y'a rien qui presse, personne qui m'attends, j'ai encore le luxe du temps. Je ne sais juste plus trop quoi en faire...
Wow, j'ai dans mon entourage des gens formidables. Et pourtant quand vient le moment d'avouer que je vais moins bien, que j'ai plus de misère avec mon hamster, j'ai du mal à me tourner vers qui que ce soit.
On m'a dit que j'étais introvertie, puis plus tard j'ai cru que j'étais gênée, et encore plus tard on m'a collé la superbe étiquette de dépressive. J'en suis venue à le croire moi-même, même si au fond, je sais que c'est pas tout à fait ça.
Je ne suis pas douce emvers moi-même le plus souvent. Je comprends bien le concept d'être ma meilleure amie, mais des fois, une meilleure amie, on a juste besoin qu'elle nous dise de se laisser aller... Pas que ça va aller, que tout va se placer, que tout va être correct... Si j'étais ma meilleure amie, en ce moment, je me dirais, vas-y ma grande, braille un bon coup. Roule-toi en boule si c'est ce qu'il te faut.
Mais j'ai honte. Honte d'avouer que j'ai besoin de me rouler en boule et de brailler un bon coup. Je vois encore ça comme de la faiblesse. Et c'est fou parce que pourtant, je le comprends quand ça arrive à quelqu'un qui m'est proche. Je suis capable d'être une épaule, d'offrir mon soutien. Et oui, j'arrive même à trouver les bons mots parfois! Mais pas quand ça me concerne, je n'ai pas le même degré d'indulgence.
Pourtant, je vois mal qui pourrait être plus proche de moi, que moi! Je vois mal qui pourrait me connaître mieux que je me connais! S'il y a bien quelqu'un avec qui je devrais faire preuve d'indulgence, c'est moi! Mais non! Je me juge sévèrement, je me donne rarement du répit. J'essaie vraiment fort de me "crisser" patience. Et plus j'essaie, moins ça fonctionne.
C'est fou comme les croyances ont la vie dure! Même si je sais tout ce que je sais, même si j'ai lu les livres, suivies les thérapies, je crois encore que c'est pas normal d'avoir de la peine, de me sentir découragée, d'être déçue. À chaque fois, je me dis que je devrais pourtant être capable de me botter le derrière, de me retrousser les manches, de retomber sur mes pattes. Et à chaque fois que je n'y suis pas arrivée, je me suis convaincue que quelque chose ne tournait pas rond chez moi!
Je suis un peu tannée, de me dire que quelque chose ne tourne pas rond chez moi. Je commence à me dire que ça se peut d'avoir une mauvaise passe, d'être découragée par moment. De se sentir impuissante. Je commence à me dire que ce n'est pas anormal! Que c'est juste... passager. Que ce n'est pas la fin du monde, même si j'ai l'impression que ça l'est (et je vous le confirme, ce ne l'est pas du tout!!!)
Le malaise que ressente la plupart des gens devant quelqu'un qui ne va pas bien, je le ressens parfois envers moi-même. Ma tristesse, ma peine, ma douleur, mon ennuie me rendent mal-à-l'aise... et je suis pas si différente des autres! Moi aussi, quand on me demande comment je vais, je réponds que je vais bien! Tout le monde le fait! On pose la question mais, c'est rare qu'on veuille vraiment "savoir"!
Même moi, je veux pas savoir. Je veux pas le voir comment je vais. Je veux juste aller bien. Et à force de vouloir aller bien, j'en oublie de bien aller! Et pourtant, je vais bien. J'ai un toit, un travail, une famille et un entourage formidable! J'ai seulement un problème de perspective. Ma vie a changée. Beaucoup. J'ai l'impression qu'il y a un monde entre ce que j'étais et celle que je deviens tranquillement. Ça me fait un peu peur, je l'avoue. Mais cette fois-ci, j'ai comme l'impression que c'est la vie elle-même qui me donne pas le choix... je dois ralentir. Si moi je ne le fais pas, je sais qu'elle saura m'y obliger...