Aujourd'hui, en feuilletant un vieux livre sur la Révolution française, je suis tombée sur une lettre de Marie-Antoinette écrite quelques jours avant son exécution. Elle parlait de ses enfants, de la solitude, et du froid qui pénétrait les murs de la Conciergerie. Ce qui m'a frappée, c'est la simplicité de ses mots : aucune plainte politique, juste une mère inquiète pour l'avenir de ses petits. Cela m'a rappelé que l'histoire n'est pas seulement faite de dates et de traités, mais de moments humains, de peurs et d'espoirs qui traversent les siècles.
Ce matin, en sortant acheter du pain, j'ai remarqué la lumière qui filtrait à travers les nuages gris. Elle créait des rayons obliques qui venaient frapper les façades des immeubles, transformant la rue banale en une scène presque théâtrale. J'ai pensé à la manière dont les artistes de la Renaissance captaient cette lumière dans leurs tableaux, comme si elle portait en elle une dimension sacrée. Peut-être que Marie-Antoinette, dans sa cellule, a elle aussi observé un rayon de soleil et y a trouvé un instant de réconfort.
En rentrant, j'ai relu un passage de Montaigne qui m'accompagne souvent :