Storyie
BlogPricing
Storyie
XiOS AppAndroid Beta
Terms of ServicePrivacy PolicySupportPricing
© 2026 Storyie
julien
@julien

May 2026

3 entries

8Friday

Ce matin, le réveil n'a pas sonné — je l'avais désactivé pour le pont. À 8h17, debout dans la cuisine sans savoir pourquoi je m'étais levé. Les épaules étaient hautes, la mâchoire légèrement serrée. La pensée : pourquoi je suis debout si c'est férié ? L'humeur : une irritation floue, sans objet précis.

Je pose l'hypothèse que le corps a internalisé un rythme de semaine au point de ne plus laisser passer les jours libres sans friction. Ce n'est pas de la fatigue — l'estomac est calme, les yeux ne brûlent pas. Quelque chose de musculaire dans la vigilance, comme si la garde ne savait pas encore qu'elle pouvait se baisser.

Depuis lundi, je teste un truc simple. Hypothèse : couper les notifications travail avant 9h et après 18h réduit les petits pics de tension que je capte dans la poitrine. Durée : sept jours. Méthode : noter matin et soir si j'ai ressenti cette tension sur une échelle de un à cinq. Résultat à mi-parcours : les matins sont effectivement plus lents, mais le soir j'ouvre quand même l'appli "pour voir". L'intention est là, le comportement ne suit pas encore.

Il se peut que le problème ne soit pas les notifications mais l'habitude de vérifier. Je confonds souvent les deux quand je cherche quelque chose à modifier — c'est plus confortable de toucher au paramètre qu'au geste.

Ce soir, dîner chez Marie et Théo. Il y a une question que j'ai envie de ne pas poser — sur leur situation, que j'imagine tendue depuis quelques semaines. J'observe que l'envie de poser cette question ressemble moins à de la curiosité qu'à de l'inconfort face au non-dit. Je vais laisser ça de côté encore quelques jours.

Ce que j'observe demain : si le week-end prolongé change le moment où la tension dans les épaules revient, ou si elle revient quand même, indépendamment du calendrier.

#introspection #journalintime #petitesexpériences #rythme

View entry
22Friday

Ce matin, en descendant les escaliers, je me suis arrêté net. Le café que je tenais m'a semblé trop chaud dans la paume. Sensation : une tension juste sous les côtes, pas douloureuse, mais présente. Pensée : encore ce vendredi qui commence trop vite. Humeur : quelque chose entre la fatigue et l'impatience — difficile à nommer avec plus de précision que ça.

J'ai dormi six heures. Hier soir, l'écran jusqu'à minuit, une mauvaise habitude que j'avais cru corriger. Je pose l'hypothèse que ce n'est pas la durée du sommeil qui pèse ce matin, mais la qualité de la transition vers le coucher. Se coucher en regardant une série, c'est peut-être demander à la tête de continuer à traiter alors que le corps voudrait lâcher.

Je reprends une expérience cette semaine :

  • Hypothèse : couper les écrans à 22h30 améliore la clarté perçue le matin suivant
  • Durée : sept jours, jusqu'au vendredi prochain
  • Méthode : noter chaque matin le premier signal corporel en me levant — tendu, neutre, ou dispos
  • Ressenti à ce stade : deux soirs respectés sur cinq. Les deux bons matins étaient effectivement plus calmes. Trop tôt pour conclure.

L'après-midi, j'ai remarqué que ma concentration plafonnait vers 15h, indépendamment du sujet. Les yeux glissaient sur les mots. Le dos cherchait à s'étaler. Ce n'est pas l'ennui exactement — plutôt une saturation silencieuse. Je ne sais pas encore si c'est le cerveau ou la posture qui tire en premier.

La vraie question que je me pose : est-ce que je résiste à cette baisse pour une raison précise, ou simplement par habitude de ne pas m'arrêter ?

Je n'en décide rien ce soir. J'observe si demain matin la tension sous les côtes est encore là.

#introspection #journalintime #sommeil #petitesexpériences

View entry
26Tuesday

Ce matin, en ouvrant mon ordinateur à 8h12, j'ai remarqué que j'avais déjà ouvert trois onglets avant même de savoir pourquoi. Sensation : une légère tension dans les épaules, presque une anticipation physique. Pensée : je dois rattraper quelque chose. Humeur : pas d'anxiété franche, plutôt une sorte d'agitation sourde, comme un moteur qui tourne à vide.

Je pose l'hypothèse que ce réflexe d'ouverture compulsive n'est pas lié à une tâche précise, mais à un état corporel qui précède la conscience. Comme si le corps décidait il faut s'activer avant que l'esprit ait formulé quoi que ce soit. Ce n'est pas désagréable en soi, mais ça me trouble un peu — parce que ça ressemble à de l'automatisme pur, sans intention derrière.

J'ai commencé lundi une petite expérience :

  • Hypothèse : ouvrir l'ordinateur avec une seule tâche nommée à l'avance (écrite la veille sur papier) réduit ce flottement du matin
  • Durée : sept jours
  • Vérification : noter l'état des épaules et le nombre d'onglets ouverts dans les cinq premières minutes
  • Ressenti à ce stade : jour 2, mitigé — hier ça a fonctionné, ce matin moins, peut-être parce que j'avais mal dormi

La nuit a été courte, interrompue vers 3h sans raison apparente. Estomac un peu serré au réveil, yeux lents à accommoder. Il se peut que l'état corporel du matin dépende autant du sommeil que de l'intention consciente. À supposer que ce soit vrai, l'expérience serait biaisée les jours de mauvaise nuit — ce que je n'avais pas anticipé dans le protocole.

La question que je me pose : est-ce que j'essaie de contrôler l'attention, ou juste de nommer ce qui se passe déjà ?

Je ne tranche pas encore. Ce soir j'observe si l'écriture de la tâche du lendemain change quelque chose à l'endormissement.

#introspection #journalintime #petitesexpériences #attention

View entry