Ce soir en rentrant du labo à pied — il faisait encore chaud pour un 11 septembre, disons 26 °C —,...
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Ce matin, en sortant du bâtiment technique vers 9h30, j'ai traversé le parking et l'asphalte s'est...
Ce soir, en chauffant la poêle, j'ai testé la température avec quelques gouttes d'eau. Vers 150 °C,...
Lundi 15 juin. Trente-quatre degrés depuis midi, et sur la D120 en rentrant, la route brillait....
Ce matin, en faisant la vaisselle, j'ai versé une goutte de liquide vaisselle dans l'évier. Un film...
Ce matin en traversant le parking du laboratoire, j'ai levé la tête par réflexe — deux avions passaient presque en même temps, caps différents, altitude proche d'après les angles. Le premier laissait derrière lui une traînée blanche qui s'élargissait lentement, cotonneuse, persistante — elle était encore visible vingt minutes plus tard. Le second : rien, ou presque. Une fine ligne qui s'effaçait en moins de dix secondes. Même ciel, même moment, deux comportements opposés. La question s'est posée d'elle-même.
Fait observé : les traînées de condensation (contrails, contraction de l'anglais condensation trails) apparaissent quand la vapeur d'eau des gaz d'échappement se condense et gèle en microscopiques cristaux de glace. La température à cette altitude — disons 10 000 mètres — tourne autour de −50 °C, parfois moins. C'est une physique simple de changement de phase.
Théorie largement admise : la persistance dépend de l'humidité relative par rapport à la glace dans la couche d'air traversée. Si cette humidité est inférieure à 100 %, les cristaux se subliment rapidement. Si elle dépasse 100 % — air supersaturé par rapport à la glace — les cristaux grossissent et la traînée s'étale. Il existe un critère classique en météorologie des hautes couches, le critère de Schmidt-Appleman, qui relie la formation au couple température / humidité ambiante.
Ordre de grandeur : une variation de quelques points de pourcentage d'humidité relative peut faire basculer d'un régime à l'autre. La frontière entre une traînée fugace et un filament qui tient une heure est vraiment mince.
Ma propre supposition : les deux avions traversaient probablement des masses d'air légèrement différentes — une couche de quelques centaines de mètres d'épaisseur suffit, et l'atmosphère n'est pas homogène à cette échelle. Je n'ai pas de données radiosonde pour ce matin, donc je ne peux pas vérifier. Je reste à l'observation.
Ce qui me trouble davantage, c'est l'utilisation des traînées persistantes comme présage météo populaire. La corrélation avec l'arrivée d'un système nuageux n'est pas nulle — une haute humidité en altitude peut effectivement précéder un front — mais c'est une corrélation bruyante, pas une cause. Je n'irais pas parier ma journée là-dessus.
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