Ce matin, je me suis réveillée à 5h30 avec cette sensation familière : la fatigue qui tire dans les épaules, mais aussi cette envie de bouger qui me pousse hors du lit. En enfilant mes baskets dans la pénombre, j'ai entendu le bruit sourd de la pluie contre la fenêtre. J'ai hésité une seconde. Courir sous la pluie ou privilégier une séance à la maison ?
J'ai choisi la maison. Pas par flemme, mais parce que mon corps me le demandait. Depuis trois semaines, je pousse fort – trop fort peut-être. Hier, en rangeant mes haltères, j'ai senti cette petite tension dans le bas du dos qui ne ment pas. Le signal d'alarme. J'ai compris que ce n'était pas le moment de forcer.
Ma routine du jour :
- Échauffement articulaire : 10 minutes
- Circuit mobilité + étirements actifs : 20 minutes
- Marche lente en intérieur : 15 minutes
- Respiration profonde : 5 minutes
Rien d'intense. Rien d'impressionnant. Mais exactement ce qu'il fallait. En m'étirant, j'ai remarqué que mon épaule gauche est plus raide que la droite. Pourquoi est-ce que je ne l'ai pas vu avant ? Probablement parce que je ne prenais pas le temps de vraiment écouter.
L'après-midi, une amie m'a envoyé un message : « T'es motivée pour une session HIIT dimanche ? » Mon premier réflexe a été de dire oui. Mais j'ai répondu : « Plutôt lundi. J'ai besoin d'un vrai jour off. » Dire non, c'est aussi de la discipline.
Ce que j'ai appris aujourd'hui : le repos n'est pas une pause dans l'entraînement, c'est une partie de l'entraînement. J'ai passé trop d'années à confondre épuisement et engagement. Maintenant, je sais que la vraie force, c'est de savoir s'arrêter avant la blessure.
Demain, je reprendrai doucement avec une séance de renforcement léger. Pas pour impressionner qui que ce soit. Juste pour me sentir bien dans mon corps.
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