Ce matin, le marché sentait la terre mouillée et le basilic frais. J'ai remarqué comment la lumière traversait les feuilles de salade, créant des ombres vertes sur les caisses en bois. Un vendeur arrangeait ses tomates avec une précision presque obsessionnelle, les plus rouges devant, les orangées derrière.
J'ai acheté des fraises pour une tarte. En rentrant, j'ai commis une erreur stupide : j'ai ajouté le sucre avant de les laisser reposer. Résultat ? Trop de jus, une pâte détrempée. Patience, Camille, me suis-je dit. J'ai recommencé, cette fois en laissant les fraises macérer séparément avec le sucre, puis en réduisant leur jus avant de garnir. La différence était immense.
L'odeur de la pâte qui cuit m'a rappelé les dimanches chez ma grand-tante. Elle faisait toujours trop de tartes, puis distribuait les parts aux voisins dans des assiettes dépareillées. Le beurre doré qui croustille au four, c'est exactement ce parfum-là qui m'est revenu aujourd'hui.