Ce matin, en ouvrant mon ordinateur, j'ai cliqué sur les notifications avant même d'avoir posé mon...
Ce matin, en ouvrant mon ordinateur, j'ai cliqué sur les notifications avant même d'avoir posé mon...
Ce matin, j'ai ouvert les volets à 8h30 et j'ai remarqué que ma main se déplaçait vers le téléphone...
Ce matin, en posant ma tasse sur le bureau, j'ai remarqué que mes épaules étaient déjà contractées....
Ce matin, en cherchant mes clés pendant quatre minutes, j'ai senti les épaules monter vers les...
Ce matin, en ouvrant l'ordinateur à sept heures vingt, j'ai reçu un message de Lucas — bref, entre...
Ce matin, en versant le café, j'ai remarqué que mes épaules étaient déjà remontées — avant même d'avoir allumé l'écran. Sensation : une tension fine juste sous les omoplates. Pensée : rien de précis, plutôt un fond sonore vague du genre il faut que. Humeur : neutre, mais avec une légère résistance à démarrer. J'ai posé la tasse et je suis resté debout une minute sans rien faire. Le geste n'était pas calculé — c'est juste que m'asseoir déclenchait quelque chose que je ne voulais pas encore activer.
Cette semaine je testais quelque chose de précis :
Hier soir, cinq heures vingt de sommeil. Ce matin : épaules à 4, agacement avant neuf heures — un message reçu sans ponctuation, qui m'a semblé, un instant, presque hostile. Il ne méritait pas cette lecture. C'est l'état du corps qui l'avait coloré.
Il se peut que la fatigue ne produise pas directement la mauvaise humeur, mais qu'elle réduise la marge de tolérance à l'ambiguïté. Je pose l'hypothèse que c'est la même chose, mais que la distinguer change ce qu'on peut en faire. Ou pas. Je ne suis pas encore sûr de la différence pratique.
Demain, je noterai si l'heure du déjeuner agit comme une sorte de reset partiel. L'heure du dîner aussi, à supposer que je pense à le noter avant de m'endormir trop tôt.
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