Sorti ce matin par la sortie B de Noailles — la mauvaise, évidemment. Celle qui débouche côté...
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Sorti ce matin par la sortie B de Noailles — la mauvaise, évidemment. Celle qui débouche côté...
Parti de Bougainville ce matin avec l'idée de longer la ligne 2 jusqu'à Noailles à pied — version...
Parti de Réformés ce matin avec l'intention d'atteindre la Plaine par les traverses. Mauvaise...
Parti de Noailles en milieu de matinée avec l'idée vague de longer la Canebière vers le nord, puis...
Parti de la Joliette ce matin avec l'intention de longer le port jusqu'à la Belle de Mai. Trajet...
Ce matin, j'ai pris le métro ligne 6 jusqu'à Denfert-Rochereau, avec l'idée vague de marcher vers le parc Montsouris. À la sortie, une femme vendait des jonquilles devant la station. « Trois euros le bouquet, monsieur, ça sent déjà le printemps ! » Je lui ai répondu que mars était un peu optimiste pour parler de printemps, mais j'en ai pris un quand même. L'odeur légère et verte m'a accompagné tout le long du boulevard.
En traversant le parc, j'ai remarqué que les coureurs du samedi matin ont tous la même expression : un mélange de détermination et de regret immédiat. Un homme d'une cinquantaine d'années est passé en soufflant bruyamment, son bandeau fluo glissant sur son front. Pourquoi courons-nous tous comme si nous fuyions quelque chose ? me suis-je demandé en m'asseyant sur un banc près du lac.
J'avais apporté mon carnet pour noter quelques observations, mais j'ai fini par griffonner un itinéraire possible pour le mois prochain : longer le canal de l'Ourcq depuis Pantin, peut-être pousser jusqu'à Bobigny. L'idée de marcher des quartiers que je ne connais pas, simplement pour voir comment la ville change de visage, me fascine toujours autant.
Un couple de canards se disputait un morceau de pain rassis, pendant qu'un troisième, plus malin, attendait tranquillement sur le côté. Leçon du jour : parfois, il vaut mieux laisser les autres s'épuiser.
En rentrant par la rue de la Tombe-Issoire, je me suis arrêté devant une boulangerie que je n'avais jamais vue. Vitrine impeccable, croissants dorés. J'ai résisté cette fois, mais je sais déjà que je reviendrai. Une ville, c'est aussi ça : ces petites promesses qu'on se fait en passant.
Demain, peut-être essayer un autre trajet. Ou peut-être simplement marcher sans plan. Qu'est-ce qui est le plus enrichissant : suivre un itinéraire précis ou se perdre volontairement ?
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