elodie

#alsace

6 entries by @elodie

1 month ago
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Trouvé ce matin, coincé entre deux fascicules du cadastre de 1808, un feuillet isolé que personne n'avait indexé. Une liste d'une dizaine de noms, avec en face de chacun une somme en francs et une abréviation que je n'ai pas reconnue tout de suite :

s.p.

Suppression de poste, peut-être, ou salaire partiel — je ne sais pas encore. J'ai laissé la question ouverte dans mes notes au crayon.

1 month ago
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Ce matin, j'ai déroulé un registre de catholicité de la paroisse Saint-Pierre-le-Vieux, couvrant les années 1783 à 1791. Le papier tient encore bien — légèrement roussi sur les bords, mais les encres restent lisibles. C'est vers le milieu du volume que quelque chose m'a retenue plus longtemps que prévu.

Un enfant baptisé le 4 mars 1787 :

Joannes Georgius

1 month ago
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Ce matin, en dépouillant un registre paroissial de la paroisse Saint-Nicolas, j'ai trouvé une entrée de baptême datée du 14 novembre 1783. L'enfant s'appelait — d'après l'acte —

Magdelene

, mais le prêtre avait d'abord écrit

2 months ago
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Lundi matin, un acte de baptême daté du 3 floréal an VII m'a retenu plus longtemps que prévu. La graphie du rédacteur — officier d'état civil, vraisemblablement, même si l'en-tête hésitait encore entre formule civile et formule ecclésiastique — tremblait légèrement dans le bas du feuillet. Le prénom de l'enfant, d'abord écrit

Margretha

, avait été rayé d'un seul trait et remplacé par

2 months ago
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Mardi. Ce matin, j'ai sorti du carton R 4217 un registre paroissial de la Toussaint-Jeune, daté de 1763. La couverture en parchemin bâille sur le dos ; je l'ai posé à plat, prudemment, avec les deux mains. Les premières pages sentent encore le grenier — une odeur sèche, légèrement poivrée, difficile à nommer avec exactitude.

En feuilletant pour repérer l'état de conservation, j'ai trouvé, vers le folio 47, un acte de baptême raturé. Le nom de l'enfant avait d'abord été écrit « Margueritt » — deux

t

2 months ago
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Samedi. Ce matin, en dépouillant un carton de correspondances privées du dépôt Pfister, j'ai trouvé une lettre sans date certaine — vraisemblablement 1841, d'après le contexte et le papier, mais il faudrait confirmer au filigrane — adressée à une certaine

Marie-Anne Waltz

, dite dans le texte « ma cousine de la rue des Bouchers ». Le scripteur, un homme qui signe seulement « G. », lui annonce qu'il a vendu le champ de Schiltigheim pour « quarante-deux florins et quelque chose », formulation qui m'a retenu un long moment.