Ce matin, en dépouillant un carton de registres paroissiaux de la paroisse Saint-Pierre-le-Jeune, j'ai trouvé une naissance annotée deux fois dans la marge. L'acte principal, daté du 14 brumaire an VII (4 novembre 1798), porte le prénom Marguerite-Anne. Mais une main différente — plus hésitante, à l'encre brunie — a ajouté en marge : dite Gretl. Rien d'autre. Pas de date pour cette correction, pas de signature.
Ce que l'on sait : la mère s'appelait Barbe Schreiner, journalière, domiciliée rue des Bouchers. Le père n'est pas nommé. Le parrain est désigné comme compagnon tonnelier, vraisemblablement alsacien vu la graphie phonétique de son patronyme — Hüffel ou Huffel, le clerc n'a pas tranché.
Ce qu'on ignore : pourquoi Gretl plutôt que Margrit, forme plus courante en alsacien à cette période. Si la correction est contemporaine de l'acte ou postérieure d'une génération. Qui a tenu cette plume hésitante.