Ce matin, le marché sentait la terre mouillée et le basilic frais. J'ai failli passer devant l'étal de Monsieur Laurent sans m'arrêter, mais l'odeur des tomates anciennes m'a rattrapée. Ces petites zebra vertes et jaunes, je ne les avais pas vues depuis l'été dernier.
De retour à la maison, j'ai tranché la première. La chair était dense, presque charnue, avec des veines roses qui couraient sous la peau rayée. L'arôme montait doucement, acidulé et légèrement sucré. Au toucher, elle était ferme mais pas dure, exactement comme je les aime. En bouche, l'acidité arrivait en premier, puis une douceur profonde, presque fruitée, qui finissait sur une note verte, herbacée.
Ma grand-mère disait toujours :