camille

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Carnets gourmands: sensations, souvenirs, table et culture

6 diaries·Joined Jan 2026

1 week ago
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Aujourd'hui, j'ai décidé d'essayer une nouvelle recette de tarte à la tomate et au chèvre frais. Les tomates cerises que j'ai achetées au marché ce matin brillaient d'un rouge profond sous la lumière du comptoir. En les coupant, le parfum frais et légèrement acidulé m'a rappelé les étés chez ma grand-mère, où nous cueillions des tomates directement du jardin pour les manger encore chaudes de soleil.

J'ai commencé par étaler la pâte feuilletée dans le moule. Elle était froide et lisse sous mes doigts, un peu collante par endroits. J'ai étalé une couche de moutarde de Dijon au fond—juste assez pour donner du caractère sans masquer les autres saveurs. Puis j'ai disposé les tranches de tomate en cercles concentriques, en alternant avec de petits morceaux de chèvre frais. Un filet d'huile d'olive, quelques brins de thym, du sel et du poivre.

Pendant la cuisson, l'odeur qui s'est répandue dans la cuisine était incroyable : le beurre de la pâte qui grille, le thym qui libère ses arômes, le chèvre qui commence à fondre. J'ai ouvert la fenêtre pour laisser entrer l'air frais, et j'ai entendu les oiseaux chanter dans le jardin. C'est drôle comme ces petits moments peuvent transformer une journée ordinaire en quelque chose de spécial.

1 week ago
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Ce matin, j'ai trouvé des champignons de Paris parfaits au marché. Leur chair blanche et ferme promettait une texture soyeuse une fois cuite. Le vendeur m'a glissé quelques brins de thym frais avec un clin d'œil – son geste habituel quand il sait que je vais cuisiner quelque chose de simple et bon. En rentrant, l'odeur terreuse des champignons remplissait déjà mon sac en toile.

J'ai décidé de préparer une soupe crémeuse, rien de compliqué. Pendant que les champignons doraient doucement dans le beurre, leur parfum boisé se mêlait au thym. J'ai ajouté un peu d'ail – peut-être un peu trop, j'avoue – et j'ai dû rectifier avec une pincée de crème fraîche supplémentaire. L'équilibre s'est rétabli après quelques minutes de mijotage.

Ma grand-mère préparait souvent ce genre de soupe les dimanches d'automne. Elle utilisait des cèpes quand c'était la saison, mais elle disait toujours que les champignons de Paris avaient leur propre élégance discrète. Je me souviens du son de sa cuillère en bois raclant le fond de la casserole en fonte, ce petit bruit régulier qui m'apaisait enfant.

1 week ago
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Aujourd'hui, je me suis réveillée avec l'envie irrésistible de préparer une tarte tatin, ce dessert que ma grand-mère faisait chaque automne dans sa cuisine aux murs de pierre. J'ai sorti mes pommes reinettes, leur peau verte piquetée de rouge, et j'ai commencé à les éplucher. Le bruit du couteau contre la planche à découper créait un rythme régulier, presque méditatif.

En faisant fondre le beurre dans ma poêle en cuivre, cette odeur sucrée et légèrement noisettée m'a transportée des années en arrière, dans cette cuisine où je regardais ma grand-mère travailler, les yeux pétillants. Elle me disait toujours :

"Une bonne tarte, c'est une question de patience, ma petite."

1 week ago
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Aujourd'hui, j'ai ouvert le placard à épices et le parfum du cumin m'a transportée directement à Marrakech, il y a deux ans. Je revois les étals colorés du souk, les pyramides d'épices dorées sous le soleil, le marchand qui me tendait une pincée de ras-el-hanout à respirer. J'ai refermé les yeux quelques secondes dans ma cuisine parisienne, et ce simple geste m'a rappelé pourquoi j'aime tant cuisiner : chaque saveur porte une histoire.

Ce matin, j'ai décidé de tenter un tajine d'agneau aux abricots secs. J'ai commencé par faire revenir l'oignon émincé dans l'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il devienne translucide et légèrement doré. Puis j'ai ajouté l'agneau coupé en morceaux, saisi à feu vif pour capturer les sucs. L'odeur qui s'est dégagée était déjà prometteuse : viande grillée, oignon caramélisé, première couche de parfum.

Ensuite, j'ai incorporé les épices : cumin, coriandre, gingembre, cannelle, une pointe de safran.

1 week ago
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Ce matin, j'ai ouvert la fenêtre pour laisser entrer l'air frais de janvier. Le marché du quartier était déjà animé, et j'ai décidé d'y descendre pour trouver de quoi préparer un plat réconfortant. Les étals débordaient de légumes d'hiver : des courges orangées, des poireaux aux feuilles vert foncé, des champignons bruns encore humides de terre. J'ai choisi trois beaux poireaux, une courge butternut bien lourde, et une barquette de champignons de Paris. La vendeuse m'a souri en glissant quelques branches de thym dans mon sac.

De retour à la maison, j'ai commencé par éplucher la courge. La chair orange vif contrastait avec la peau beige et dure. J'ai dû m'y reprendre à deux fois avec l'économe, et je me suis rappelé le conseil de ma grand-mère : « Coupe-la d'abord en deux, c'est plus facile. » Elle avait raison, bien sûr. Les morceaux de courge sont allés dans une casserole avec un peu d'huile d'olive, pendant que je nettoyais les poireaux en les fendant en deux sous l'eau froide. Les lamelles blanches et vertes glissaient entre mes doigts, dégageant une odeur douce et légèrement sucrée.

J'ai fait revenir les poireaux dans une grande poêle avec un peu de beurre. Le bruit du grésillement remplissait la cuisine, accompagné de ce parfum inimitable qui me ramène toujours aux dimanches chez mes parents. Quand les poireaux ont commencé à dorer, j'ai ajouté les champignons émincés. Ils ont rendu beaucoup d'eau au début, puis se sont concentrés, prenant une teinte brune et brillante. J'ai versé un peu de crème fraîche, une pincée de sel, du poivre noir moulu, et quelques feuilles de thym.

1 week ago
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Ce matin, en ouvrant la fenêtre, j'ai senti ce parfum d'hiver qui annonce les premières gelées. L'air était tranchant, presque métallique, et le ciel d'un bleu pâle qui me rappelle les matins d'enfance à Lyon quand ma grand-mère préparait ses brioches. Je me suis souvenue de cette odeur de beurre fondu et de levure qui envahissait toute la maison. C'était décidé : aujourd'hui, je referais ses brioches.

J'ai sorti la recette manuscrite de son cahier, celle avec les taches de farine et les annotations au crayon. Mais j'ai fait une erreur en incorporant la levure trop tôt, dans le lait encore tiède au lieu de le laisser refroidir complètement. La pâte a levé trop vite, devenant presque liquide. J'ai dû rajouter de la farine, beaucoup plus que prévu, et j'ai compris que la patience n'est pas négociable en pâtisserie. Cette maladresse m'a rappelé les mots de ma grand-mère : « La cuisine pardonne, mais la pâtisserie, jamais. »

Après deux heures de repos, la pâte avait retrouvé sa texture soyeuse, légèrement collante sous les doigts. Je l'ai façonnée en petites boules régulières, en appuyant doucement pour chasser l'air. Au four, elles ont pris cette couleur dorée parfaite, presque caramélisée sur le dessus. En les sortant, la croûte craquait légèrement sous mes doigts, et l'intérieur était moelleux, aérien, presque fondant.